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Mon projet
Transformer une habitation ancienne en bâtiment « basse énergie »

Relever le défi de transformer une habitation ancienne en bâtiment « basse énergie » en appliquant au maximum les concepts d’éclairage naturel, de bioclimatisme, d’URE et énergies alternatives.

1999 : En quête d’un nid douillet…

En jeune couple que nous étions, nous nous mettons, Gisèle et moi, en quête d’un terrain en Brabant wallon pour y construire une maison passive. Mes critères sont très clairs : terrain pas cher, plat, avec un sol de bonne fertilité, jardin exposé plein sud, sans obstacles d’ombrage, avec voisins sympas et dans une rue calme (très facile à trouver, quoi…). Après 1 an et demi de recherche infructueuse, nous avons bien dû accepter de nous tourner vers la transformation d’un bâtiment existant (finalement, le défi est encore plus grand !). Septembre 2000 : ça y est, nous avons trouvé !
 



C’est une villa blanche du style rencontré à la côte belge. Petite (56 m² au sol), mais avec possibilité d’agrandir facilement au-dessus du garage. Jardin plat et toiture arrière inclinée à 55°, tous deux exposés plein sud (nickel !).
 



 

2001 : Isolation du toit

Une fois le contrat de vente signé et les clés en main, on commence par détapisser et refaire l’isolation de la toiture (pratiquement inexistante). A cause des problèmes de stabilité (découverts suite au détapissage) et d’une mauvaise mise en œuvre des pannes du toit, je cherche un isolant léger et performant sur une faible épaisseur et peu perméable à la vapeur. Bien que peu écologique, nous décidons de placer des panneaux de polystyrène extrudé. Première erreur : je n’ai pas pensé que la mise en œuvre serait difficile ! Résultat : tous nos week-ends et jours fériés y passent pendant 6 mois pour placer cet isolant. Première couche de 4 cm entre chevrons (qui ne sont jamais d’équerre !) et les deux couches suivantes devant chevrons, en croisant les couches et en collant du tape sur les raccords entre panneaux pour augmenter l’étanchéité à l’air. Le tout est recouvert d’un pare-vapeur (0,2 mm de polyéthylène), d’un panneau acoustique de 2 cm et d’une finition gyproc (U toiture = 0,22 W/m².K).
 

2002 : Maximiser l’éclairage naturel et les apports solaires passifs

En prévision de l’extension au-dessus du garage, on condamne la fenêtre de la salle de bain et on la remplace par une fenêtre de toit sur la toiture sud (apports solaires). On en profite également pour placer des fenêtres de toit au grenier et à la porte d’entrée pour améliorer l’éclairage naturel. On compare les vitrages des différents fabricants et on choisit un vitrage performant (k=1,1), avec protections solaires extérieures pour se prémunir des surchauffes d’été.
 

2005 & 2006 : En attendant Godot…


En attendant de trouver un architecte pour notre annexe, on installe les citernes d’eau de pluie, la pièce d’eau et la toilette sèche. Les citernes d’eau de pluie ont été placées à un endroit proche de la cave et où aucun véhicule ne passe. La première citerne (1600 L) sert de décanteur primaire, après un premier filtre grossier. Le groupe hydrophore est placé en cave, de manière à ce que la hauteur d’aspiration soit faible et l’amorçage en est facilité. La pièce d’eau a été implantée de manière à réfléchir le soleil bas d’hiver à travers les fenêtres et améliorer ainsi l’éclairage naturel.
 


 



 

2007 : Annexe bioclimatique

Nous construisons enfin l’annexe... Celle-ci se présente sous la forme d’une construction en ossature bois sur radier de béton. La chape de sol du rez est posée sur 10 cm de polystyrène extrudé (U=0.35), mais il a fallu insister auprès du chapiste ! L’ossature est remplie par 14 cm de laine minérale, prise en sandwich entre 2 panneaux d’OSB+ Pavacoustic (U= 0.24). L’arrière, exposé au sud, est fortement vitré (Uv =1.1) et protégé de la surchauffe d’été par un dépassant de toiture. En novembre, par temps ensoleillé et sans chauffage, il y fait 21°C.
 



 

2008 : Chaudière au bois et panneaux solaires

Avec la construction de l’annexe, on a remplacé la vieille chaudière au mazout par une chaudière au bois. Avec la mode du pellet, il était clair que la demande allait exploser et son prix grimper. J’ai donc préféré choisir un modèle à bûches, auquel on peut accoupler un brûleur (gaz, mazout ou pellet) si nécessaire. C’est un peu moins pratique, mais elle ne consomme rien quand nous ne sommes pas là ! Elle est couplée à un boiler solaire de 2200 L pour absorber le surplus de puissance et assurer une autonomie de chauffage durant la nuit.
La taille du boiler étant gigantesque et les corvées bois contraignantes, j’ai installé 15 m² de panneaux solaires pour assurer un appoint du chauffage.
 

2009 : La suite des opérations…

Pour augmenter encore les apports solaires gratuits, il est prévu de percer une baie vitrée au salon (en remplacement des 2 petites fenêtres, visibles à droite).
Pour l’été, j’ai également prévu de décharger le surplus de chaleur produite par les panneaux solaires vers la piscine naturelle. Si celle-ci ne peut plus absorber le surplus, j’ai également prévu un rideau pare-soleil pour couvrir les panneaux solaires. Il ne restera alors plus qu’à refaire une terrasse digne de ce nom avant de pouvoir souffler un peu….après 10 ans de travaux… Un jour, j’espère pouvoir isoler le sol et les murs extérieurs de la maison. Mais ceci est un autre épisode…

 N'hésitez pas à me contacter!

Olivier Gerin

Date de publication :
02-12-2008 (update: 28-01-2013)
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