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Vers une autonomie énergétique
Chaudière automatique biomasse.

Article faisant suite à notre présentation...   avec mises à jour !

Pour remplacer notre vieille chaudière à mazout (1982), nous avons étudié plusieurs options prises individuellement ou en combinaison : pompe à chaleur, chaudière mazout HR, solaire thermique, chaudière à pellets, éolienne, …
Finalement, au vu de nos opportunités d’approvisionnement en bois, nous avons opté pour une chaudière automatique qui peut brûler plusieurs sortes de biomasse : bois déchiqueté, pellets, sciure, céréales, noyaux de fruits, déchets de triage…
Nous avons choisi une chaudière biomasse Heizomat de 55 kW qui , actuellement, est alimentée en plaquettes de bois déchiqueté (mise en service en février 2009). Cette puissance est suffisante pour chauffer  le volume de la maison ( 900 m³   14°C nuit ; 17°C jour) au travers de ses 28 radiateurs (avec vannes thermostatiques).
Cette chaudière montée en sous-sol est alimentée par un silo enterré de 50 m³ pour le stockage des plaquettes. L’approvisionnement  en combustible se fait par une benne agricole et un tapis roulant.
L’investissement est d’environ 22 000 € pour la chaudière, environ 1 000 € pour l’hydraulique (auto construction) et 4 000 € pour le silo et la chaufferie (auto construction).
Ce montant relativement élevé est justifié par le choix porté sur du matériel fiable et sécurisé. Au fil de nos visites, certains propriétaires ont regretté de devoir régulièrement intervenir sur leur installation (blocage d’alimentation, arrêt du feu…). Nous avons eu droit à une prime de 1 750 euros de la Région Wallonne et à des déductions fiscales (2 600 euros en 2008 et 2 650 euros en 2009).

Sur base des 4 derniers hivers, on peut déjà annoncer :
- une consommation de plaquettes de 80 m³ à 100 m³ pour une période de chauffe de 5 à 6 mois.
- la qualité des plaquettes est essentielle : taux d'humidité : faire sècher les plaquettes au moins un à 2 ans sur hangar ventillé.
 Des plaquettes dont l'humidité relative de plus de 25 % provoquent la formation de bistre- goudron dans les parties les plus froides du foyer.
La densité des essences de bois joue un role secondaire : il faut une plus grande quantité de bois à bruler par jour si on introduit du noisettier plutot que du charme.
- le volume des cendres varie selon la qualité des plaquettes ( 50 litres de cendres produites par 10m³ de plaquettes de bois de scierie mais plus de 150 litres pour 10 m³ de plaquettes sèches d'un an ).
         Voir le détail année par année en fin d'article.

 

Auparavant, nous consommions environ 4000 litres de mazout par an pour un même confort.


Plusieurs sources d’approvisionnement ont été envisagées :

  • fourniture de plaquettes par camion,
  • achat de déchets de scierie et broyage par une entreprise,
  • coupe d’arbres et broyage sur place.

C’est cette dernière option que nous avons choisi même si elle nécessite de sécher les plaquettes pendant quelques années.

Nous avons préféré nous affranchir d’un approvisionnement extérieur (dont le prix fluctue fort) et de s’équiper en conséquence : zone de stockage, découpe, broyage, manipulation et transport des plaquettes.

La fourniture de plaquettes sèches tourne autour de 50 € le m³ apparent (250 à 300 kg/m³). Nous n’avons pas encore calculé le prix de revient de nos plaquettes car on améliore régulièrement notre système. On peut déjà estimer l’investissement en matériel à 6000 €,  une durée de 7 jours pour produire 80 m³  de plaquettes et 2 jours par an pour approvisionner le silo.

Ces chiffres peuvent paraître disproportionnés par rapport à un autre type d’approvisionnement mais dans notre cas nous pensons que nous touchons au coût vérité pour pouvoir se chauffer durablement.

 

- L'hiver 2012-2013 froid et long a eu comme conséquence une consommation de 130 m³ de plaquettes trop humides de peuplier.
Ce bois récolté en 2009 a été broyé dans de mauvaises conditions d'humidité et a provoqué la formation de goudron dans certains endroits du circuit des fumées.Un ramonage chimique en fin de campagne a été effectué.
 

- L'hiver 2013-2014 ayant été particulièrement clément, nous avons consommé environ 100 m³ de plaquettes sur une période allant du 14 octobre au 21 mai.
Il s'agit du même lot de peupliers mais broyé sec en été 2013.  Cette campagne de chauffe n'a pas présenté de problème tant au niveau de la formation de bistre et goudron dans le circuit des fumées (dû à la faible humidité des plaquettes), ni de bloquage de la chaine d'alimentation (pas de cailloux dans la marchandise), ni dans le volume de cendres (un bon réglage des paramètres de décendrage et une combustion complète).
Le seul point négatif relève plus de la nature des plaquettes : le peuplier reste une essence de bois peu dense, apportant peu de chaleur et de combustion rapide.
Fin mai 2014 nous avons rempli notre silo avec un mélange peuplier-épicéa-bouleau. C'est déjà mieux!
La construction d'une extension d'un hangar va permettre d'entreposer plusieurs lots de plaquettes afin de constituer un stock de plaquettes sèches de trois années.






 


 

 

Date de publication :
19-01-2010 (update: 01-06-2014)
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